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OAXACA
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ju



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Posté le: 05 Oct 2006 11:25
Sujet du message: OAXACA
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Salut,

Je vous invite à vous rencarder sur ce qui se passe dans l'état d'Oaxaca au Mexique depuis quleques mois, où la population monte des communes libres et cherche à se débarasser du gouvernement.

Quelques liens:
http://www.cmaq.net/fr/node/25354
http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=349
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-815311,0.html
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http://www.cequilfautdetruire.org - http://jean.jules.free.fr/jules - http://www.action-directe.net
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ju



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Posté le: 29 Oct 2006 10:25
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Citation:
Vendredi 27 octobre 2006, Bradley Roland Hill, 36 ans, collaborateur bénévole de Indymedia.org, un site Internet indépendant basé à Washington, a été atteint d'un coup de feu dans le sternum alors qu'il couvrait des affrontements entre partisans et adversaires du gouverneur de l'Etat, à Santa Lucia del Camino, à une quinzaine de kilomètres de la ville d'Oaxaca.

Pêché sur lemonde.fr, la voix de son maître...
Vicente Fox depêche des forces fédérales dans la ville mexicaine rebelle d'Oaxaca

Le président mexicain Vicente Fox a décidé de dépêcher des forces fédérales pour rétablir l'ordre dans la ville de Oaxaca, dans le sud du pays, où des violences urbaines accompagnent depuis près de cinq mois une grève des instituteurs. L'agence France-presse, qui qualifie la situation de la ville de "quasi-insurectionnelle", indique que les premiers éléments de cette force sont arrivés samedi 28 octobre en milieu de journée, par voie aérienne, sans pouvoir préciser s'il s'agit de la police fédérale préventive (PFP) ou de l'armée.

L'envoi des forces fédérales a été arrêté samedi matin par Vicente Fox à l'issue d'une réunion de son "cabinet de sécurité", qui a analysé les très graves affrontements survenus la veille dans la capitale de l'état de Oaxaca, faisant trois morts. Le président mexicain a annulé ses activités de la fin de semaine afin de suivre les opérations visant à rétablir "l'ordre et la paix".

10 000 PERSONNES SUR DES BARRICADES

Samedi matin, le site du quotidien mexicain El Universal signalait la présence de plusieurs avions de la FPF a proximité de la ville et indiquait que l'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca (OAPP), qui anime le mouvement de protestation, appelait ses membres et ses sympathisants a ériger des barricades dans la ville afin de s'opposer à l'action des forces fédérales. Son porte-parole chiffre à dix mille le nombre des personnes installées sur les barricades érigées au croisement des principales avenues.

L'APPO coordonne l'action des soixante-dix mille instituteurs et des nombreuses organisations sociales qui exigent la démission du gouverneur de l'état, Ulises Ruiz. L'état de Oaxaca possède une puissante tradition de violence révolutionnaire façonnée par l'action d'un groupe de guerilla, l'ERP (l'armée révolutionnaire populaire) .

JF Fogel (Le Monde)

A LIRE SUR LA SITUATION A OAXACA
Ca fait un beaucoup de trucs à lire, mais je crois que c'est important. Imaginez que la Commune de 1871 se déroule en 2006 au Mexique... Ce serait dommage de passer à côté de l'information... Voilà des articles publiés dans CQFD.


LA RÉVOLUTION SERA-T-ELLE TÉLÉVISÉE ?
« Chaque nuit, le fantôme des communards parisiens accompagne les hommes et les femmes rebelles de Oaxaca, et il partage avec eux le mezcal des mineurs, pour le froid. Salud. » Carlos Beas, à qui CQFD donnait la parole dans son numéro de septembre, décrit ainsi l’esprit du soulèvement populaire de sa région. Fiction ou réalité ?
La suite: http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1163

« LE VIEUX RÉGIME EST MORT »
Gustavo Esteva est « un intellectuel déprofessionnalisé qui, depuis trente ans, a associé sa vie à des groupes d’Indiens, de paysans et de marginaux urbains ». Il nous livre une analyse à chaud du soulèvement oaxaquénien.
La suite: http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1149

LE SUD MEXICAIN SE MET EN COMMUNE
La démocratie parlementaire mexicaine est mise à nue. Une énième fraude, commise par la droite avec la complicité de l’ancien parti unique, aurait légèrement forcé la machine lors du scrutin du 2 juillet. En face, une insurrection civile montait déjà en puissance en pleine campagne électorale. À Oaxaca, les gens ne reconnaissent plus les autorités et envisagent de se gouverner eux-mêmes. Mais gare aux ruades du Léviathan !
La suite: http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1148

CHRONOLOGIE D’UN FEU QUI COURT
Une chronologie des événements d'Oaxaca
http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1150

D'AUTRES INFOS ET DES IMAGES & QUE FAIRE POUR SOUTENIR OAXACA ET L'APPO ?
Visitez le site du Comité de Soutien aux Peuples du Chiappas en Lutte
http://cspcl.ouvaton.org/
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ju



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Posté le: 31 Oct 2006 18:55
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Infos sur OAXACA - http://cspcl.ouvaton.org/

Communiqué EZNL
MEXIQUE, LE 30 OCTOBRE 2006.

AU PEUPLE DU MEXIQUE : AUX PEUPLES DU MONDE : À TOUT L'AUTRE MEXIQUE ET AU NORD DU RIO BRAVO : À TOUTE LA SIXIÈME COMMISSION INTERNATIONALE :

COMPAGNONS ET COMPAGNES : SOEURS ET FRÈRES :

COMME IL EST DE CONNAISSANCE PUBLIQUE, HIER, 29 OCTOBRE 2006, LES FORCES FÉDÉRALES DU GOUVERNEMENT DE VICENTE FOX ONT ATTAQUÉ LE PEUPLE D'OAXACA ET SA PLUS DIGNE REPRÉSENTANTE, L'ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES d'OAXACA, l'APPO.

JUSQU'À AUJOURD'HUI, LES FÉDÉRAUX ONT ASSASSINÉ À AU MOINS TROIS PERSONNES, PARMI ELLES UN MINEUR ; LAISSÉ DES DIZAINES DE PERSONNES BLESSÉES, PARMI LESQUELLES PLUSIEURS FEMMES OAXAQUEÑAS ; ET DES DIZAINES DE DÉTENUS QUI ONT ÉTÉ ILLÉGALEMENT DÉPLACÉS À DES PRISONS MILITAIRES. A TOUT CELA S'AJOUTENT LES MORTS, DÉTENUS ET DISPARUS DEPUIS LE COMMENCEMENT DE LA MOBILISATION QUI DEMANDE LE DÉPART D'ULISES RUIZ DU GOUVERNEMENT d'OAXACA.

L'ATTAQUE FÉDÉRALE N'A D'AUTRE OBJECTIF QUE DE MAINTENIR ULISES RUIZ AU POUVOIR ET DÉTRUIRE L'ORGANISATION POPULAIRE DE CEUX D'EN BAS d'OAXACA.

LE PEUPLE d'OAXACA RÉSISTE. AUCUNE PERSONNE HONNÊTE NE PEUT FAIRE SILENCE ET RESTER IMMOBILE TANDIS QUE TOUT UN PEUPLE, MAJORITAIREMENT INDIGÈNE, EST ASSASSINÉ, FRAPPÉ ET EMPRISONNÉ.

NOUS, LES ZAPATISTES, NE NOUS TAISONS PAS ET NOUS NOUS MOBILISERONS EN SOUTIEN AU PEUPLE FRERE ET COMPAGNON d'OAXACA.

LA SIXIÈME COMMISSION DE l'EZLN A DEJA CONSULTÉ LA DIRECTION ZAPATISTE ET IL A ETE DECIDE LE SUIVANT :

PREMIÈREMENT. - DURANT TOUTE LE PREMIER NOVEMBRE 2006, LES ROUTES ET LES CHEMINS QUI TRAVERSENT LES TERRITOIRES OÙ l'EZLN MAINTIENT UNE PRÉSENCE DANS L'ETAT DU SUD-EST DU CHIAPAS SERONT FERMES. EN CONSÉQUENCE, NOUS EXHORTONS À S'ABSTENIR DE PASSER PAR LES ROUTES DU CHIAPAS CE JOUR ET PRENDRE LES DISPOSITIONS NÉCESSAIRES POUR CELA.

DEUXIÈMEMENT. - À TRAVERS DE SA SIXIÈME COMMISSION, l'EZLN A INITIÉ DES CONTACTS ET DES CONSULTATIONS AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS POLITIQUES ET SOCIALES, AINSI QU'AVEC DES GROUPES, DES COLLECTIFS ET DES PERSONNES DE L'AUTRE CAMPAGNE, POUR INITIER DES JOURNÉES DE SOLIDARITÉ AVEC OAXACA ET POUR CONVOQUER DE MANIERE CONJOINTE A TOUT LE MEXIQUE D'EN BAS POUR RÉALISER UNE GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2006.

TROISIÈMEMENT. - l'EZLN FAIT UN APPEL À L'AUTRE CAMPAGNE AU MEXIQUE ET AU NORD DU RIO BRAVO, POUR QUE LE PREMIER NOVEMBRE 2006, IL Y AIT DES MOBILISATIONS OÙ C'EST POSSIBLE, EN FERMANT DE MANIÈRE TOTALE, PARTIELLE OU INTERMITTENTE, RÉELLE OU SYMBOLIQUEMENT, LES RUES, LES CHEMINS, LES ROUTES, LES TERMINAUX, LES AÉROPORTS ET N'IMPORTE QUEL MOYEN DE COMMUNICATION.

QUATRIÈMEMENT. - LE MESSAGE QUE LES ZAPATISTES ENVOYONS ET ENVOYERONS AU PEUPLE d'OAXACA EST UNIQUE : VOUS N'ETES PA SEULS, VOUS N'ETES PAS SEULES.

ULISES RUIZ DEHORS d'OAXACA !

RETRAIT IMMÉDIAT DES FORCES FÉDÉRALES D'OCCUPATION DANS LE TERRITOIRE OAXAQUEÑO !

LIBERTÉ IMMÉDIATE ET INCONDITIONNELLE DE TOUS/TOUTES LES DETENU(E)S ! ANNULATION DE TOUS LES ORDRES D'ARRESTATION !

CONDAMNATION POUR LES ASSASSINS !

JUSTICE ! LIBERTÉ ! DÉMOCRATIE !

Depuis le nord du Mexique.

Pour le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène - Commandement Général de l'Armée Zapatiste de Libération Nationale. Pour la Sixième Commission de l'EZLN.

Sous-commandant Insurgé Marcos. Mexico, Octobre 2006.
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ju



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Posté le: 02 Nov 2006 16:36
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Salut ! Je me permets d'insister un peu: il faut se rencarder sur ce qu'il se passe à Oaxaca, et avoir un oeil attentif maintenant que 5000 flics y sont déployés...

Comme son nom ne l'indique pas, il y a beaucoup d'infos sur le site du Comité de Soutien aux Peuples du Chiappas en Lutte à l'adresse: http://cspcl.ouvaton.org/
Il y a également beaucoup d'infos sur Indymedia IdF: http://paris.indymedia.org/


Je copie/cole ci-dessous un texte super intéressant qui explique entre autres comment fonctionne l'APPO (cette assemblée populaire et démocratique dans laquelle se discute et se met en place la lutte). C'ets un peu long mais passionnant, ça donne envie d'y être... ou de faire la même chose ici Maléfique Bonnes lectures !

Je vais répondre à tes questions, cela m’a paru intéressant de faire un
petit topo sur le fonctionnement interne de l’Assemblée populaire des
peuples de Oaxaca (APPO), je ne vais pas rentrer dans les détails, du
moins je vais essayer de trouver un juste équilibre.

A la suite de l’envoi des forces de police le matin du 14 juin contre les
enseignants, qui manifestaient depuis le mois de mai, la population de la
ville d'Oaxaca prit spontanément le parti des maîtres d’école. C’est en
grande partie avec l’aide des habitants du centre que les enseignants
purent se remettre de l’attaque surprise des flics et reprendre
l’offensive, infligeant aux forces de l’ordre de l’Etat d'Oaxaca une
défaite dont ils ne se remettent pas. A la suite de cet affrontement,
eurent lieu deux manifestations, qui ont regroupé plusieurs centaines de
milliers d’habitants. Peu à peu, les gens ont commencé à s’organiser.

Le 23 juin, les délégués des colonies (les colonies sont des quartiers
créés à partir de la concession de terrains par les habitants eux-mêmes),
des associations civiles (de développement, de communication, de culture,
d’éducation, de santé, de droits humains, de protection de la nature… Il y
en a plus de 500 répertoriées dans tout l’Etat d'Oaxaca), des associations
indiennes (UNOSJO, Service Mixe, CIPO Ricardo Flores Magon, Conseil des
anciens de Yalalag, Service communautaire Ñuu Savi, Union des communautés
et peuples indigènes Chontales, Union des femmes Yalatèques…), des
représentants des communes de l’Etat (plus de cent communes se sont
libérées à cette occasion, de la tutelle du Parti révolutionnaire
institutionnel – PRI), des artistes, des représentants du secteur
académique (université autonome de Oaxaca - UABJO), des groupes politiques
de gauche et d’extrême gauche, des étudiants, des individus sans qualité
particulière, des libertaires, des syndicats (de la santé, par exemple)
et, bien entendu, la section 22 du syndicat de l’éducation (la section 22
est la section syndicale qui correspond à l’Etat d'Oaxaca) se sont réunis
en assemblée pour désigner les membres d’une commission provisoire
négociatrice. Cette commission, comme son nom l’indique, est chargée
d’entreprendre les négociations avec le gouvernement fédéral (pour
l’assemblée, le gouvernement de l’Etat d’Oaxaca n’existe plus), elle doit
continuellement rendre compte des négociations à l’assemblée populaire,
qui, en retour, lui dicte ses volontés. Théoriquement, les décisions sont
prises par l’APPO, par la majorité des présents quand le consensus ne peut
être atteint, jusqu’à présent la majorité a toujours été proche du
consensus. J’écris "théoriquement" et "jusqu’à présent", car il se dessine
une tendance, parmi les dirigeants syndicaux proches des partis, qui
cherche à passer outre aux décisions de l’assemblée. La base ne se laisse
pas faire mais ces manœuvres sont déplaisantes et à la longue accentuent
le divorce entre deux courants (les modérés et les radicaux) et affaiblit
par des tensions internes l’assemblée. Le 10, le 11 et le 12 novembre aura
lieu le congrès constituant de l’Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca.
Une dernière remarque, c’est une assemblée ouverte, tous les habitants
peuvent y participer, cependant il existe comme une vigilance interne à
travers une chaîne ou réseau de reconnaissances, dans le sens où il est
toujours possible de savoir qui est "ce nouveau venu".

Il faut comprendre que la ville n’a pas été ébranlée dans ses fondements
par l’absence et le non-fonctionnement des institutions gouvernementales.
La vie continue comme avant, elle est même plus passionnante et agréable,
c’est une ville touristique et les touristes l’ont désertée, ce qui a
entraîné une perte des profits de l’industrie touristique et de ses
satellites, mais les marchés sont approvisionnés, les magasins sont
ouverts, les transports publics fonctionnent, les restaurants et les cafés
sont ouverts, on y dépense son argent, seulement la ville est en alerte,
des barricades aux entrées d’Oaxaca obligent à de longs détours et
parfois, en alerte maximale, l’entrée de la ville est interdite, ou alors
très difficile. Il y a aussi des barricades dans les colonies et dans les
endroits stratégiques, elles sont en général ouvertes la journée, sauf
celles qui se trouvent dans des endroits à protéger comme la radio
communautaire, le zocalo, le siège de l’assemblée, ou des bâtiments
publics désoccupés et interdits comme le siège du gouvernement, le
tribunal, etc. Ces barricades ont été dressées spontanément par les
habitants des colonies pour se protéger des opérations commandos des
escadrons de la mort (des policiers municipaux en civil qui tiraient sur
les gens, la nuit, à partir de camionnettes). Ces opérations d’assassinat,
commanditées par le gouverneur déchu, à partir de commandos et de
francs-tireurs continuent à faire des blessés et des morts à proximité des
barricades ou dans des rues isolées. Des commissions ont été créées par
l’assemblée pour le fonctionnement minimal de la ville, j’en cite
quelques-unes de mémoire : commission de la santé, de l’hygiène, des
finances, de la logistique, de la presse, de la cuisine et de
l’approvisionnement (pour les campements et pour ceux qui viennent de
l’extérieur), commissions des brigades mobiles et de la surveillance, de
la sécurité.

La commission de sécurité a été constituée sur le modèle des topiles, ou
plus précisément de la police communautaire telle qu’elle existe dans le
Guerrero ou au Chiapas parmi les zapatistes, ils ont été désignés, ou
plutôt acceptés (ce sont pour la plupart des volontaires) par l’assemblée.
Les délinquants sont remis à l’APPO, qui, en général, après leur avoir
expliqué la situation, les condamnent à un travail d’intérêt collectif
comme balayer les rues, actuellement la situation se durcit et les voleurs
sont souvent frappés quand ils sont pris par les commerçants. Quand il
s’agit d’un assassin, d’un paramilitaire ou d’un franc-tireur, l’assemblée
le remet à la justice fédérale, la PGR (Procuraduría General de la
República) par l’intermédiaire du syndicat des enseignants.

Les revendications des enseignants et la destitution par l’Etat fédéral
d’Ulises Ruiz restent au premier plan des négociations. Les enseignants
ont obtenu satisfaction sur l’ensemble de leurs demandes, reste la
destitution du gouverneur ou la reconnaissance de la disparition des
pouvoirs dans l’Etat d'Oaxaca, qui est la revendication principale de
l’Assemblée populaire. C’est là qu’apparaît la fracture entre les
dirigeants syndicaux qui ont obtenu satisfaction sur tous les points et
l’Assemblée, qui comprend aussi les instits de base, qui ne veut plus
d’Ulises Ruiz. C’est la partie qui se joue actuellement. Les dirigeants
syndicaux ont l’appui de l’opposition dite de gauche et représentée par le
premier parti de l’Etat, le PRD, et avec lui une grande partie de la
société civile. L’APPO se trouve face à une union sacrée de l’ensemble des
forces politiques capitalistes. Derrière ces objectifs du premier plan se
sont dessinés d’autres objectifs plus généraux et plus pratiques à travers
une réflexion sur un nouveau pacte social, à laquelle a été conviée la
société d’Oaxaca (par l’assemblée). Ce travail de réflexion et de
proposition a commencé le 10 octobre et se prolongera par le moyen de
tables de discussion et de dialogue, d’assemblées générales et de retour
aux tables de discussion, jusqu’au congrès constituant de l’APPO. Environ
1500 personnes de tous horizons (dont les délégués des communes indiennes)
participent à ce travail de réflexion sur un nouveau contrat social. Les
tables sont les suivantes : 1. Nouvelle démocratie et gouvernabilité à
Oaxaca ; 2. Economie sociale et solidaire ; 3. Vers une nouvelle éducation
à Oaxaca ; 4. Harmonie, justice et équité sociale ; 5. Patrimoine
historique, culturel et naturel d’Oaxaca ; 6. Moyens de communication au
service des peuples.

La solidarité envers ce mouvement insurrectionnel s’exprime sur plusieurs
plans, il y a d’abord une solidarité proche et quotidienne, des familles
des quartiers qui, à 2 heures ou à 3 heures du matin, vont apporter du
café chaud à ceux qui se trouvent derrière les barricades, qui apportent
des provisions aux campements, des communes (souvent très pauvres) qui
font parvenir de l’argent à l’assemblée. La marche sur Mexico a donné
l’occasion à cette solidarité populaire de s’exercer avec toute la
générosité dont elle est capable ; le campement qui se trouve actuellement
dans la capitale reçoit de l’aide, alimentaire ou autre, de la part de la
population. Il y a ensuite une solidarité plus militante du fait de
certaines organisations syndicales, politiques et sociales qui s’est
exprimée au cours du forum national et international qui eut lieu à Oaxaca
le 14 octobre au cours duquel diverses propositions de soutiens ont été
avancées : mobilisation nationale et internationale un jour déterminé (à
préciser), bloquer la circulation en divers points de la capitale du
Mexique, création d’une alliance nationale unitaire, manifestation devant
la télévision pour exiger un droit de réponse, campements dans tous les
Etats de la république pour exiger la libération des prisonniers
politiques et de conscience… En fait, la solidarité s’est surtout
manifestée par l’intermédiaire de petits comités (étudiants, libertaires,
radios libres, associations civiles, groupes d’extrême gauche, l’autre
campagne zapatiste) qui se sont constitués à cette fin et qui offrent un
appui logistique (au cours de la marche et dans la capitale) et de
communication, informer sur ce qui se passe à Oaxaca (face à la
désinformation et la calomnie). Il faut savoir qu’au Mexique les
principaux syndicats ouvriers et paysans sont aux mains du pouvoir par le
biais du Parti révolutionnaire institutionnel, qui a contrôlé le mouvement
ouvrier, et plus tard paysan, à partir de 1920. Ce n’est
qu’exceptionnellement que certaines sections syndicales ont pu s’émanciper
de la tutelle de l’Etat, comme ce fut le cas de la section 22 du syndicat
de l’éducation nationale, le syndicat reste dans son ensemble entre les
mains de dirigeants "charros", c’est-à-dire des dirigeants qui sont dans
le cercle du pouvoir. Dans ce domaine d’une solidarité effective c’est
encore le monde indigène, et paysan (70% de la population d’Oaxaca est
indienne) qui l’apporte par sa détermination à mettre fin à la domination
des caciques, ceux qui, avec l’appui de tout l’appareil de l’Etat,
cherchent à s’emparer à leur seul profit des biens collectifs.

Je ne pense pas avoir répondu à toutes les questions que vous vous posez
et surtout y avoir répondu avec la clarté et la précision nécessaires à
une bonne compréhension de la réalité. J’ajouterai qu’à mon sens le
mouvement insurrectionnel d’Oaxaca est essentiellement empirique et
pragmatique, les idéologies sont à sa traîne et elles ne cherchent même
pas à le contrôler. Il risque d’être marginalisé par la société civile,
cette part indéfinissable, mais importante, de la société attachée aux
droits de l’homme contre le droit des peuples et des communautés
villageoises (ou de quartiers). C’est un mouvement désarmé face à
l’infanterie de la marine mexicaine à laquelle s’ajoutent des bataillons
de l’armée de terre et les forces de la police préventive fédérale. Sa
marge de manœuvre dans ces conditions est très étroite. L’Etat attend sa
marginalisation dans la société pour intervenir au nom du rétablissement
de l’Etat de droit. A la suite de cette intervention, les leaders dans les
communes isolées, qui n’auront pas été emprisonnés sous divers prétextes,
seront assassinés par des groupes de choc paramilitaires. D’un autre côté,
la société mexicaine n’est pas disposée (du moins, il me semble) à
accepter un retour aux bonnes vieilles traditions de la violence étatique,
qui avait caractérisé les temps, désormais révolus, du parti unique, dans
ces conditions, il appartient à l’assemblée populaire de surmonter les
tentatives de division, de trahison et d’isolement instruites par l’Etat
et ses partisans. Le prochain congrès, le 10 novembre, pour la mise en
place d’une assemblée constituante sera déterminant pour l’avenir de ce
mouvement social.

Oaxaca le 18 octobre 2006.
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Posté le: 04 Nov 2006 12:42
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Encore...

L’invasion d’Oaxaca. Inauguration du fascisme de FECAL
Communiqué de l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca

2 novembre 2006.

Quand nous nous disposions à veiller nos morts, de nouveau la mort est revenue errer parmi nous.

Nous comptons déjà plus de 120 détenus-disparus, parmi eux plusieurs mineurs et des témoignages nous rendent compte de tortures et d’humiliations, nous comptons déjà 19 morts, dont 4 au moment de l’invasion du territoire d’Oaxaca dimanche dernier par des policiers- violeurs-pilleurs ; nos blessés dépassent la centaine à cause de l’incursion de leurs militaires déguisés en policiers.

Monsieur le président Fox, monsieur Abascal, croyez-vous vraiment qu’avec votre invasion sur le territoire d’Oaxaca, vous apaiserez la soif de justice d’un peuple qui, avec dignité, s’est soulevé contre le Tyran qui l’a mal gouverné pendant un an ? Vous inaugurez, monsieur Calderón, votre gouvernement avec cette action ? Un gouvernement à tendance fasciste est-ce que vous avez promis aux propriétaires de l’argent : comme Ulises Ruiz Ortiz (URO), vous avez fait de nombreux compromis avec eux pendant votre campagne, comme Ulises, vous réprimez le peuple, comme URO, vous vous trompez de stratégie ; la présence de près de 5 000 envahisseurs sur les terres d’Oaxaca a seulement provoqué encore plus de rancune contre le tyran, et aussi contre vous.

Nous avons fait preuve de volonté, malgré votre invasion et les agressions que vos policiers-violeurs-pilleurs ont menées contre le peuple. Depuis le début, l’APPO appelle le peuple à garder son calme, à protester de façon pacifique, à se replier quand vous essayiez d’évacuer les barricades ; mais apparemment, vous confondez la prudence avec la faiblesse, la volonté de dialogue avec la lâcheté et c’est ainsi que ce matin, vous avez essayé d’en finir une fois pour toute avec nous ; vous avez envoyé vos hordes de policiers-violeurs contre l’Université autonome Benito Juárez d’Oaxaca, lieu à partir duquel est transmis dignement le signal qui donne voix au peuple, Radio Universidad. Vous avez essayé de taire cette voix, de donner un coup au cœur du peuple ; vous mentez quand vous dites que vous n’avez pas essayé d’entrer ; que vous n’ayez pas pu, c’est autre chose. Quand vous avez dit que nous n’alliez pas entrer à la C.U. [Cité universitaire, ndt.], nous avons appelé le peuple d’Oaxaca à garder son calme, à ne pas répondre aux provocations faites par la PFP ; mais quand ses éléments ont montré que leur véritable intention était d’évacuer la C.U., faire taire Radio Universidad, l’appel au peuple pour défendre l’UABJO n’était qu’une formalité. Cependant, messieurs Fox et FECAL, cela n’a été que la goutte qui a fait déborder le vase ; nous nous sommes dit : "voyons ce pourquoi ils amènent la PFP, peut-être que c’est vraiment un corps de Paix" (illusionnés que nous étions), mais pendant ces quelques jours d’occupation, la raison pour laquelle vous avez envoyé vos policiers-violeurs est devenue claire ; des escadrons de la mort continuent à parcourir les rues de la ville, mais cette fois escortés par des policiers-militaires en gris, et, pendant la journée, effectuent aussi des perquisitions anticonstitutionnelles à des domiciles, guidés par des priistes et des policiers ministériels [de l’État d’Oaxaca, ndt], détenant les dirigeants des colonies et des quartiers de la ville. "Le retrait des barricades et le nettoyage de la ville par les citoyens", est en réalité effectué par des policiers ministériels et préventifs habillés en civil (les mêmes qui pendant la nuit parcourent la ville encapuchonnés, tirant sur la C.U. ou ceux qui occupent la place Santo Domingo). Pendant ses opérations, la PFP est accompagnée par les policiers de l’État [d’Oaxaca, ndt.] ; le ministère de l’Intérieur (Gobernación) a ordonné depuis longtemps d’empêcher la diffusion des radios qui soutiennent le mouvement (Radio Plantón, Radio Cacerola, Radio Oro, Radio La Ley de los Pueblos, et y compris Radio Universidad sont interférées) ; cependant, Radio Mapuche, radio dirigée par le personnel de Communication sociale du gouvernement de l’État et depuis laquelle on appelle à assassiner les membres de l’APPO transmet sans aucun problème. Et la liste d’exemple continue : nous avons plus de 120 détenus-disparus alors qu’eux ont assassiné 15 de nos compañeros et ne comptent aucun détenu. Ne jouons pas aux idiots messieurs FECAL et Fox, votre force d’occupation a été envoyée pour soumettre le peuple d’Oaxaca, soutenir le tyran et sauvegarder ainsi vos intérêts et votre alliance sacrée.

Aujourd’hui, cette page a été écrite en lettre d’or dans la mémoire de notre patrie ; aujourd’hui, le peuple héroïque d’Oaxaca a donné une leçon de civisme et de dignité au monde entier ; la PFP a dû reculer sous l’impulsion de plus de 50 000 guérilleros et radicaux qui, avec des bâtons, des pierres et des lance-pierres de gros calibre ont affronté des blindés, des hélicoptères et des fusils d’assaut. Il y a eu plusieurs heures de lutte intense, des dizaines de compañeros blessés, plusieurs gravement, des dizaines de détenus-disparus (dont plusieurs enfants) ; cependant, le peuple d’Oaxaca a gagné cette première bataille. Cela, messieurs qui gouvernent mal le pays, peut être la fin si vous le voulez ou seulement le début si vous continuez à commettre des erreurs. Quand URO a déclaré l’état d’urgence à Oaxaca, nous avons cherché à dialoguer avec lui, et il a refusé ; nous l’avons averti, "quand les portes du dialogue se ferment, on cherche les fenêtres et quand elles se referment sous notre nez, il ne reste plus qu’à faire tomber les murs" ; un an et demi après, il récolte les fruits qu’il a semés.

Comprenez bien cela, messieurs de la classe politique ; ce petit groupe de désobéissants de plus de 2 millions de citoyens ne s’arrêtera pas avant de voir URO hors du gouvernement de l’État.

Frères et sœurs du Mexique et du monde :

La commune d’Oaxaca est débout, aujourd’hui plus que jamais résolue à vaincre ; notre cœur indigènes remercie les démonstrations de solidarité que vous nous avez données ; il n’y aura rien dans ce monde pour vous le payer, ou peut-être..., ou peut-être que si, nous vous le paierons avec la victoire du peuple d’Oaxaca sur le fascisme car nous savons que vous savez que notre victoire sera aussi la vôtre ; ce sera le triomphe de la raison et de l’humanité sur la barbarie et le fascisme, et pour ce triomphe, camarades du monde et du pays, nous paierons encore avec nos propres vies.

Depuis la Commune d’Oaxaca,
TOUT LE POUVOIR POUR LE PEUPLE !


ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D’OAXACA.

PS : monsieur Fox : le 5 novembre prochain, nous contournerons tous vos barrages pour arriver à la concentration géante à la ville d’Oaxaca ; nous espérons que pour ce jour-là, la PFP se sera déjà retirée.
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ju



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Posté le: 05 Nov 2006 19:45
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Images: http://www.dailymotion.com/video/xlbfv_pfp-a-oaxaca

et http://www.youtube.com/watch?v=VUN0_cSjnNE

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ju



Inscrit le: 27 Avr 2005
Messages: 667

Posté le: 13 Nov 2006 11:17
Sujet du message:
Répondre en citant

Communiqué de médias indépendants harcelés à Oaxaca

Oaxaca de Juárez, Oaxaca.
7 novembre 2006.

à Vicente Fox Quezada, président de la République,
à Carlos Abascal Carranza, ministre de l'Intérieur (Secretario de
Gobernación),
à José Luis Soberanes, de la Commission nationale des droits humains,
à la Commission internationale des droits humains,
aux défenseurs des droits humains indépendants,
à la société civile nationale et internationale,

Depuis le début du conflit, la majorité des moyens de communication
commerciaux, au niveau national et international, a systématiquement
dissimulé des informations sur ce qu'il se passe dans l'État et dans la
ville d'Oaxaca, particulièrement en ce qui concerne les actes de violence
provenant du gouvernement de l'État, et maintenant aussi de la Police
fédérale préventive.

Durant les dernières semaines, beaucoup de journalistes alternatifs qui
couvrons le conflit pour les médias libres, avons subi toutes sortes de
harcèlements et de menaces de la part des groupes paramilitaires qui
opèrent pour le gouvernement de l'État, de la radio clandestine qui opère
avec l'aval de M. Ulises Ruiz Ortiz, et maintenant aussi de la Police
fédérale préventive. Il est évident que le travail des médias libres
empêche les actions répressives provenant de l'État.

La mort du journaliste américain Brad Will, produite de la main de
fonctionnaires municipaux sympathisants d'Ulises Ruiz Ortiz, est une
preuve de ce qui précède, bien que le scandale qui se déchaîne autour de
ce fait ait aggravé la situation précaire dans laquelle nous nous trouvons
en travaillant comme organisations, groupes et journalistes de médias
libres.

Des exemples de cela sont : les appels de l'autonommée "Radio citoyenne"
pour attaquer les journalistes "étrangers", produisant ainsi une campagne
de xénophobie contre toute personne qui n'est pas oaxaquénienne ; menaces
de mort directes à des journalistes ; le vol de leurs matériels ; coups et
menaces avec des armes à feu.

Comme journalistes indépendants, nous réprouvons aussi le blocus des
transmissions de Radio Universidad parce qu'il viole l'autonomie
universitaire et la liberté d'expression protégée par la Constitution
mexicaine et la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Nous nous opposons à la discrimination entre les médias officiels et les
médias libres, parce que nous accomplissons tous la fonction d'informer.
Pour toutes ces raisons, nous rendons responsables M. Ulises Ruiz Ortiz et
le président de la République, Vicente Fox Quezada, de tout incident qui
pourrait arriver à un membre des organisations et des groupes signataires
ci-dessous ou à tout autre journaliste.

Salutations,

Agence populaire de photographie Lok'tavanej, Bibaani, A.C., Canal 6 de
Julio, Centre d'information et de documentation communautaire Yagavila,
Centre des médias libres DF, Collectif Chanti Ollín, Collectif Radio
Zapote, Convergence des groupes de l'ENAH, Édition Lucía Zenteno, Estéreo
Communal, Front oaxaquénien de communication alternative, Indymedia
Oaxaca, Ke Huelga Radio, Mal de Ojol TV, OaxacaLibre, Ojo de Agua
Communication, Radio Bemba, Radio Chapingo, Radio Guetza, Radio Maíz,
Radio Molocha, Radio Nandiá, Radio Pacheco, Radio Plantón, Radio Réforme,
Radio Sabotaje, Radio Tupa Oaxaca, Radio Universidad, Réseau de radios
communautaires de l'Isthme (Radio Ayuuk, Radio Ikoots, Radio Umalalang,
Radio Totopo, Radio Huave), Corrugated Films, Indymedia Barcelona,
Indymedia NYC, Kaos en la Red, La Haine.org, Organisation anglaise de
journalistes, 43 signatures de journalistes indépendants...

Si tu souhaites t'ajouter à la liste de signataires, au nom de ton
organisation ou groupe, ou comme journaliste indépendant anonyme,
écris à oaxorg[arobase]oaxacalibre.org

http://zapateando.wordpress.com/
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Auteur Message
ju



Inscrit le: 27 Avr 2005
Messages: 667

Posté le: 13 Nov 2006 11:36
Sujet du message:
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Pleins de liens, pleins de vidéos, pleins de textes, pleins de photos sur la Commune d'Oaxaca > http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=72612
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Auteur Message
ju



Inscrit le: 27 Avr 2005
Messages: 667

Posté le: 16 Nov 2006 10:17
Sujet du message:
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Un texte de Vaneigem sur Oaxaca (c'est l'auteur du "Traité de savoir vivre à l'adresse des jeunes générations", que je vous recommande au passage):
http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=387

Et...

MANIFESTATION LE LUNDI 20 NOVEMBRE
À PARTIR DE 18 H 30 AU PARVIS BEAUBOURG


Pour que cette Commune ne finisse pas dans un bain de sang, il est de notre devoir de nous mobiliser et de faire pression sur le gouvernement mexicain, ainsi que d’exprimer notre solidarité envers la lutte des peuples d’Oaxaca. C’est pourquoi en réponse à l’appel à la mobilisation nationale et internationale lancé par l’APPO et d’autres mouvements sociaux d’Oaxaca pour le 20 novembre, nous appelons à manifester :

Le lundi 20 novembre à 18 h 30
Départ : parvis Beaubourg.

Dehors Ulises !
Dehors la PFP !
Libération de touTEs les prisonnierEs !


Ca c'est pour les parigots et banlieusards, mais il y a des rassemblements partout en France, rencardez-vous !
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Auteur Message
Adriens
Administrateur


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 17

Posté le: 26 Nov 2006 15:28
Sujet du message:
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ah merde!!!!!!

putin c'est la balle ce qui se passe la bas !!!!

mais moi chui qu'un pauvre capitaliste qui taf comme un ouf pour se payer un appart à blr.

++
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